03.02.2009
Episode 2 : Jibarenzu
Né dans les années 80 d'un père ouvrier afghan et d'une loutre, Jibarenzu n'a pas eu une enfance facile. Propriétaire d'un physique en deça de toute espérances, mêmes les plus mesurées, Jibarenzu rencontra très jeune bien d'autres difficultés, notamment celle de surmonter la mort de ses parents, l'un à cause de soldats soviètiques, l'autre par la faute d'un chasseur syndicaliste (le même qui tua la mère de Bambi).
Jibarenzu en tira un profond ressentiment envers le communisme, Walt Disney et la race humaine en règle générale. Son désir de vengeance et son gout pour le conflit allaient devenir son principal moteur.
Que ce soit clair : je me contente d'expliquer les causes du comportement et des actions plus que limites de Jibarenzu. En aucun cas je ne chercherai à l'excuser. Jibarenzu est un enfoiré uniquement parce qu'il le veut bien. Les gênes de loutre, sans doute.
Bref, on se souvient tous avec quelle froide et implacable cruauté le maître des loutres avait évincé son propre frère Giscarenzu du pouvoir et instauré un régime de terreur durant près de huit jours ! (Souvenez-vous, c'était en février 2006, vous étiez jeunes, mais pas tous très beaux). La première rumeur qui courut à son sujet le disait mort noyé dans une flaque d'eau, d'autres juraient l'avoir vu mourant d'un cancer généralisé des pieds tandis Robert Hue annonçait l'hypothèse selon laquelle il se serait réfugié à bord de jacht de Vincent Bolloré.
Même en trois ans, retrouver les traces de Jibarenzu fut une tâche des plus ardues. Jusqu'au jour où je reçus un mystérieux coup de téléphone d'un mystérieux inconnu à la voix mystérieuse qui me mit sur une piste mystérieuse. Bon, comme on a tous déjà vu ce type de films, on va passer sur les détails et sauter aux conclusions. Mais sachez que j'ai risqué mille morts (selon les derniers chiffres Sofres) et que la triade chinoise était dans le coup, qu'il y a eu des coups de feu mais qu'aucune plante verte n'a été maltraitée, ni même traitée contre les pucerons.
Dans tous les cas, Robert Hue avait raison. Regardez cette imagte que vous avez peut-être déjà vu qui tend à dénoncer quelques travers de notre hyperprésident.

Et bien, si on opère quelques opérations basiques sur photoshop, couplées à un examen aux rayons, puis qu'on mélange tout ça avec du blanc d'oeuf et du dentrifice à la menthe (essayez chez vous), on obtient un résultat étonnant. Qui prouve que la personne qui a fait cette image était très bien renseignée, et qu'on a cherché à la faire taire : jugez plutôt.

14:12 Publié dans Les grands de ce monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : que sont-ils devenus, jibarenzu, loutres
30.01.2009
Episode 1 : Fiurenzu
Tous les hommes politiques vaincus lors d'une campagne de premiers plans souffrent du retour à la vie réelle. Les anciens otages également. Regardez Lionel Jospin ou Ingrid Bettancourt. Que veulent-ils, que font-ils et que leur restent-ils?
Alors imaginez l'ami Fiurenzu, qui il y a peu se faisait encore appeler Giscarenzu juste pour gagner quelques votes du côté des nostalgiques de VGE (ils sont sept et habitent le Puy-de-Dôme). Vaincu, retenu en otage lors de l'éphèmère dictature jibarenzuesque, le pauvre était clairement tout chamboulé dans sa tête. Bref, tout ça pour vous dire de ne pas essayer de comprendre ses choix, juste de les excuser, si cela est possible.
Hésitant dans les premiers temps sur l'endroit où se retirer - chez François Bayrou vers Pau, autre perdant habitué, ou alors les charmes du vieux Besançon, un pélerinage sur la moutarde au travers les âges à Dijon... - Fiurenzu n'eut finalement pas le loisir de choisir. Télégénique, mais pas trop, la télé se souvint de lui, et ce fut la suite de la descente aux enfers.
D'abord assistant de Cyril Lignac, notre ami se fit renvoyer assez vite le jour où il fit crâmer de l'huile. Il enchaina ensuite comme acolyte de Jamie sur "c'est pas sorcier" puis tenta l'expérience patinage entre Nelson Monfort et Philippe Candeloro. L'expérience prit fin le fameux jour de la dispute en direct lors des championnats bimestriels du monde. S'agissait-il d'un triple loop piqué ou bouclé comme le soutint Fiurenzu? Quoi qu'il en soit, la brouille qui l'opposa à Candeloro, à tel point que ce dernier refusa l'intervention de notre ami dans sa bande dessinée humoristique.
Brisé par cette dispute, Fiurenzu mit plusieurs semaines à s'en remettre, et fut sauvé par une proposition autant inattendue que salvatrice.
La blague des bonnes soeurs à vélo, c'est lui ! Toto sur le Puy de Sancy, c'est encore lui ! Le vendeur de hot-dog sourd et muet, c'est toujours lui. Voilà donc maintenant six mois que Fiurenzu nous fait rire régulièrement chez Philippe Bouvard en faisant, sans exagération, clairement partie des meilleures. D'aucun parlent là du nouveau Sim. C'est peut-être aller un peu vite en besogne, mais le talent est là. Encourageons donc Fiurenzu et félicitons-le pour sa troisième place derrière Guy Montagné et Vincent Perrot lors du grand concours des Grosses Têtes. Bon vent à lui !

Rumeurs sur d'autres grands :
- l'Homme-Carton serait désormais SDF et ferait partie des Enfants de Don Quichotte
- Gilles Deleuze vivrait avec John Lennon et Elvis en concubinage au Brésil (source : F. Beigbeder)
- Raymond Barre hanterait l'aile Est du chateau de Versailles
11:18 Publié dans Les grands de ce monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fiurenzu, grosses tetes, nelson monfort, que sont-ils devenus, cyril lignac

