07.04.2009
Episode bonus : le film (3)
C'est alors qu'intervient un mystérieux informateur secret, qui contacte la Juenta lors d'une soirée facteur. Il se fait appeler Fiu. La Juenta se méfie et fait semblant d'accepter. On assiste alors à une filature digne des plus grands chefs-d'oeuvre. Il y a une même une super scène dans une ruelle où la Juenta fait du bruit, Fiu se retourne, mais un chat passe et ouf, il croit que c'est lui. A l'arrivée, informé par Gunin caché dans la poche de Fiu (le grand point commun entre les Vosgiens et les Polly-Pockets), la Juenta rejoint ce dernier et tombe sur deux autres individus. Aussitôt, il sort une miche de pain, prépare des boulettes de mie et les met en joue. C'est un des grands moments forts du film, avec une tension indescriptible comparable au meilleur Navarro saison 1992. Les autres font pas les malins.

Après discussions, les trois inconnus s'avérent être Fergal, Fiurenzu et Alex, membres éminents du groupe secret POUET, chargé de veiller à la sécurité nationale et bloguesque. Selon eux, le mystérieux aggresseur est en réalité Jibarenzu, aidé en cela par un type louche et dangereux. Son but serait de construire un immense centre de détention et de travaux ménagers sponsorisé par Ajax, vers le centre de Melun, mais plus au sud, afin s'y enfermer toute personne susceptible de lui déplaire et ensuite attaquer la Biélorussie, ce qui n'est pas très sympa.
Dans la tête de la Juenta, les pièces du puzzle s'assemblent une à une, l'occasion d'une série de flashbacks, pour être sûr que tout le monde suit bien et pour faire quelques économies : le tirage de cheveux, le pincement, la Biélorussie (son pays natal, enfin, peut-être, comment savoir?), il s'agit forcément de Jibarenzu!
Le héros se rend alors compte de son pouvoir déduction et s'en félicite. Gunin, Fergal et Alex sont impressionnés. Fiurenzu souligne le fait que c'est eux qui ont expliqué ça auparavant à la Juenta, mais personne ne fait attention à cet excès de mauvais foi.
La suite est assez simple, il faut rejoindre Melun sud pour botter les fesses du vilain méchant.
Sur le trajet, nos héros sont confrontés à une attaque de ninjas lors d'une poursuite en voiture durant laquelle Gunin perd six points et finit en cellule. Juste après, Fiurenzu se fait avoir lors d'un accident de frouchtage. Ces pertes, loin de décourager la Juenta, Alex et Fergal, les galvanisent au contraire. C'est donc avec une gnak incroyable qu'il arrivent devant les grilles de Melun sud. Un orage éclate et des éclairs zèbrent le ciel. C'est presque un tableau vivant. C'est magnifique.

Bon, là, les héros s'infiltrent, échappent à des rondes de loutres bersekers, assomment des gardes, se déguisent, pareil désarmorcent trois bombes, dont une en apnée (ça parait pas logique, mais c'est assez classe) et arrivent enfin devant Jibarenzu, qui les attend seul , assis, dans une immense salle et leur lance un "bienvenue", genre, il a l'air sûr de lui, même à trois contre un. C'est assez original, jusque là, mais ce qui suit l'est encore plus. C'est presque l'apogée, niveau intensité dramatique. Faut pas être cardiaque. On se croirait dans la saison finale d'une Nounou d'Enfer.

On remarquera la recherche au niveau des costumes et des décors. Ca va aller chercher du César. La scène a été tournée en une fois au Vatican lorsque le Pape était occupé à recommunier Moa Zedong.
Reprenons : les trois gentils s'approchent du vil type en rang serré, le félon ricane stupidement. Grand bruit de portes qui s'ouvrent, des centaines de loutres berserkers entrent, menées par... Toon. Incroyable rebondissement. Grand moment dramatique, la Juenta s'interroge "mais pourquoi?", Alex et Fergal s'en foutent, mais ils sont en arrière plan. Toon sort une réplique minable de type "ah ah, grâce à Jibarenzu, je serai enfin le numéro 1 par rapport à toi. Oh ohohoh", bref, il passe pour une buse.

Jibarenzu se marre encore plus, ce qui le rend encore plus antipathique, surtout avec les traits d'Amanda Lear. Toon dit aux loutres d'attaquer.
La bataille qui s'ensuit est sanglante. Les héros se battent avec un acharnement désepéré, les loutres tombent une à une sous les coups de plat à tarte d'Alex, des blocs WC de Fergal et du peigne de la Juenta. C'est un massacre, c'est épique et chorégraphié façon Chuck Norris mais les trois bons gars s'épuisent. Jibarenzu en profite pour prendre à revers Alex et le chopper par l'oreille. "Lâchez vos armes ou je tire encore plus fort." Alex retient ses larmes, parce que ça fait quand même super mal, Fergal propose d'abandonner son ami à son triste sort, parce que lui, il s'en fiche, mais la Juenta, grand prince, fait signe qu'il jette l'éponge.
Les loutres survivantes encerclent les trois compères, et sous les yeux d'Alex, Fergal et Toon, Jibarenzu s'approche tranquillement de la Juenta. Gros plan sur les visages transpirants et crispés des trois spectateurs. Jibarenzu arrive enfin à la hauteur de la Juenta, et avec un sourire complétement sadique lui prend le poignet à deux mains. Dans la salle, tout le monde comprend avec effroi que le pire va arriver. Il va lui faire une brûlure indienne !!
C'est à cause de scènes comme ça que le film est interdit aux moins de six ans.
Le plus gros rebondissement du film intervient là et laisse le spectateur muet de stupéfaction. Jibarenzu s'écroule en se tenant le nez, et on comprend alors que c'est Toon qui vient de lui envoyer une pichenette super forte. Le vilain pas beau, fou de douleur court dans tous les sens, marche sur un râteau négligemment laissé là et s'écroule le nez dans une flaque. Les loutres, paniquées, s'enfuient en couinant. La Juenta observe Toon, étonné. Ce dernier bredouille "je crois que finalement, je t'ai toujours admiré". Après un long silence, la Juenta sourit, dit "merci", l'élimine à grands coups de tatane, aidé en cela par Fergal et Alex, parce que faut pas non plus abuser
Scène finale, on retrouve la Juenta, Fergal, Alex, Gunin et même Fiurenzu sacrément amoché sur le yacht de Vincent Bolloré (pourquoi toujours lui). Tout le monde est content et le film se finit dans la rigolade après une vanne super drôle du style "qu'on ne me parle plus jamais de loutre".

Dernière image, retour à Melun sud. Gros plan sur Jibarenzu, toujours la tête dans sa flaque. Rien ne bouge, quand soudain... quelques bulles éclatent à la surface au niveau du visage. Et tout le monde se dit, chouette, y aura ptêt un deux !
Bilan : un scénario béton, totalement original, sans aucun cliché, une intrigue révolutionnaire et des scènes d'action à couper le souffle et des décors....
Le film sortira donc mercredi prochain en salle. Allez le voir, ça vaut le coup.
De toute façon, c'est ça ou Coco...
12:00 Publié dans Les grands de ce monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : la juenta, le film, gunin, guné, jibarenzu, toon, melun sud, alex, fiurenzu, fergal
04.04.2009
Episode bonus : le film (2)
L'histoire commence, comme dans toutes les bonnes biographies, durant l'enfance de la Juenta. J'ai pensé faire commencer le récit 100 ans plus tôt, pour faire quelque chose de fort, mais je me suis dit que serait encore plus fort de ne pas le faire en y ayant pensé.
Encore jeune, entouré de Gunin et Guné, on perçoit déjà chez la Juenta,quelques signes qui annonce sa grandeur future. Par exemple, on voit qu'il assure pas mal aux POGs et qu'il a bien retenu la leçon sur la soustraction. Le spectateur n'est d'ailleurs pas le seul à s'en apercevoir, le jeune Jibarenzu également, qui jaloux des qualités du héros commence à montrer une partie de sa frustration, prémice à sa folie maléfique. Afin de ne pas choquer le jeune public, son attirance pour les lapins et les loutres n'est que suggérée.
Quelques scènes de récréation sont totalement époustouflante de réalisme grâce à de très subtils trucages et contribue à la plongée dans le récit. Matt Damon arrive à faire transparaitre dans son jeu une sorte de brillance qui reste toutefois enfantine. Il n'a pourtant que très peu joué des rôles de gosse de huit ans. Faut dire qu'il est super bien dirigé.

Durant une scène vouée à devenir culte, la Juenta va à la rencontre de Jibarenzu, coupable d'avoir tiré les cheveux de Guné et pincé Gunin N'écoutant que son courage,le héros lui colleune gifle entrainant les pleurs du futur psychopathe. Les conséquences de cet épisode est essentiel pour la suite. Gunin et Guné jurent alors fidélité à la Juenta et Jibarenzu jure aussi, mais plus de se venger et ce à l'échelle planétaire d'ici à peu près 15 ans avec les intérêts, parce que là, tout de suite, il peut pas, sa maman l'attend et lui a préparé son goûter.
Dans le même temps, à la maison, la Juenta est confronté à son frère Toon, plus bête que méchant, mais qui souffre trop de la comparaison avec son illustre cadet et lui fait subir quelques brimades que le héros vit avec beaucoup de philosophie, même quand Toon lui cache un coup son cahier de textes (vous savez, l'agenda pourri) pour qu'il ne sache plus quels devoirs il lui reste à faire (c'est une super longue phrase, pardon)
Là, sublime moment de narration, il ne se passe plus rien.
Dans la salle, certains spectacteurs se lèvent et applausdissent devant cet effet cinématographique. D'autres, émus, pleurent.
L'action reprend plus d'une décennie plus tard. On le sait parce qu'un narrateur le dit. Fan service oblige, les plus férus reconnaitront la voix de Michael Rembold. L'action reprend, disait-on, et en plus, ça repart fort, d'ailleurs.
Dès le début, Gunin est victime d'une tentative de tirage de cheveux par un inconnu. Il se défend, et parvient à en réchapper, mais dans le feu de l'action, quelques poils de son chat Bibi sont arrachés. Le traumatisme est terrible. Qui peut être assez méchant pour s'en prendre à un chat?
Quelques instants plus tard, alors que les héros continuent à s'interroger, Guné se fait pincer très fort durant son sommeil. Comme ça fait super mal, Guné prend peur, panique et annonce qu'il se retire de la vie publique et rentre se cacher à Cubeland.

A ce moment-là, c'est assez grandiose. Le spectacteur est complétement abasourdi, mais également perdu. Le mystère est complet et l'émotion est à son comble, d'autantqu'il y a une super musique qui file les chocottes. Au delà de l'abandon dans la souffrance de Guné, on ne parvient pas à deviner qui peut bien être l'instigateur de tant de violence. Les indices sont trop légers.
(suite et fin dans quelques jours)
18:00 Publié dans Les grands de ce monde | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : la juenta, le film, gunin, guné, jibarenzu, toon, enfance
03.02.2009
Episode 2 : Jibarenzu
Né dans les années 80 d'un père ouvrier afghan et d'une loutre, Jibarenzu n'a pas eu une enfance facile. Propriétaire d'un physique en deça de toute espérances, mêmes les plus mesurées, Jibarenzu rencontra très jeune bien d'autres difficultés, notamment celle de surmonter la mort de ses parents, l'un à cause de soldats soviètiques, l'autre par la faute d'un chasseur syndicaliste (le même qui tua la mère de Bambi).
Jibarenzu en tira un profond ressentiment envers le communisme, Walt Disney et la race humaine en règle générale. Son désir de vengeance et son gout pour le conflit allaient devenir son principal moteur.
Que ce soit clair : je me contente d'expliquer les causes du comportement et des actions plus que limites de Jibarenzu. En aucun cas je ne chercherai à l'excuser. Jibarenzu est un enfoiré uniquement parce qu'il le veut bien. Les gênes de loutre, sans doute.
Bref, on se souvient tous avec quelle froide et implacable cruauté le maître des loutres avait évincé son propre frère Giscarenzu du pouvoir et instauré un régime de terreur durant près de huit jours ! (Souvenez-vous, c'était en février 2006, vous étiez jeunes, mais pas tous très beaux). La première rumeur qui courut à son sujet le disait mort noyé dans une flaque d'eau, d'autres juraient l'avoir vu mourant d'un cancer généralisé des pieds tandis Robert Hue annonçait l'hypothèse selon laquelle il se serait réfugié à bord de jacht de Vincent Bolloré.
Même en trois ans, retrouver les traces de Jibarenzu fut une tâche des plus ardues. Jusqu'au jour où je reçus un mystérieux coup de téléphone d'un mystérieux inconnu à la voix mystérieuse qui me mit sur une piste mystérieuse. Bon, comme on a tous déjà vu ce type de films, on va passer sur les détails et sauter aux conclusions. Mais sachez que j'ai risqué mille morts (selon les derniers chiffres Sofres) et que la triade chinoise était dans le coup, qu'il y a eu des coups de feu mais qu'aucune plante verte n'a été maltraitée, ni même traitée contre les pucerons.
Dans tous les cas, Robert Hue avait raison. Regardez cette imagte que vous avez peut-être déjà vu qui tend à dénoncer quelques travers de notre hyperprésident.

Et bien, si on opère quelques opérations basiques sur photoshop, couplées à un examen aux rayons, puis qu'on mélange tout ça avec du blanc d'oeuf et du dentrifice à la menthe (essayez chez vous), on obtient un résultat étonnant. Qui prouve que la personne qui a fait cette image était très bien renseignée, et qu'on a cherché à la faire taire : jugez plutôt.

14:12 Publié dans Les grands de ce monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : que sont-ils devenus, jibarenzu, loutres

